Vivre avec la maladie

L’annonce d’une maladie peut être un moment de sidération. En quelques instants, les repères changent. Ce que l’on imaginait pour soi, ses projets, son rapport au corps, au travail, aux proches, peut soudain être remis en question.

Ce que la maladie
vient bouleverser

Il y a les examens, les traitements, la fatigue, la douleur, l’incertitude et toutes les questions qui restent sans réponse. Parfois aussi, la pensée de la mort, jusque-là lointaine, se fait plus présente. Et pourtant, la vie continue : le travail, les enfants, le couple, alors qu’une part de soi est préoccupée par ce qui vient d’arriver.

La maladie peut aussi changer la façon dont on se sent regardé. La peur, la méconnaissance ou simplement le malaise peuvent créer de la distance. On ne sait pas toujours quoi dire à quelqu’un qui est malade. Et celui qui le vit peut finir par se sentir seul, incompris, parfois même réduit à sa maladie.

Une place pour ce qui
ne se dit pas ailleurs

Je propose un accompagnement pour aborder l’ensemble de ces bouleversements et leurs répercussions dans la vie quotidienne.

Nous pouvons parler de ce qui fait peur, de ce qui fait mal, de ce qui révolte. De la relation au corps, de la sexualité, du travail, du couple, de la famille, de l’avenir. De ce que l’on n’arrive pas à dire aux autres, ou de ce que l’on ne parvient pas encore à se dire à soi-même.

Il n’est pas nécessaire de savoir par où commencer. Vous pouvez venir avec vos questions, vos émotions, vos contradictions, ou simplement avec ce que vous vivez.

Je vous offre un espace d’écoute et de parole, sans jugement, où votre expérience peut être entendue telle qu’elle est.

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Avec vos mots

Que vous parliez de la maladie comme d’une épreuve, d’une présence, d’une part de vous ou de quelque chose qui vous est étranger, c’est vous qui décidez. Certaines personnes lui donnent un nom, d’autres préfèrent ne pas la personnifier. Je pars de ce que vous ressentez et de la manière dont vous la nommez, sans chercher à vous faire voir les choses autrement. Ensemble, nous cherchons la place que vous voulez lui laisser dans votre vie, et celle que vous souhaitez garder pour le reste.

Pour vous, et pour vos proches

Le regard des autres et les discriminations

Certaines maladies exposent plus que d’autres au jugement, aux silences gênés, aux questions déplacées, voire à un traitement inégal, au travail comme dans l’entourage. Décider à qui l’on dit, quoi, et quand, est déjà un travail à part entière. Nous pouvons y réfléchir ensemble, et je peux vous aider à repérer vers qui vous tourner si vous faites face à une situation injuste.

À qui s’adresse cet accompagnement

À toute personne confrontée à une maladie, quels que soient sa nature (cancer, séropositivité, maladie chronique ou évolutive…), son stade ou son ancienneté. Vous pouvez venir au moment de l’annonce, pendant les traitements, en rémission ou longtemps après : il n’y a pas de bon moment ni de seuil à atteindre pour avoir le droit de venir.

Cet accompagnement s’adresse aussi aux proches et aux aidants, lorsque la maladie d’une personne que l’on aime vient bouleverser son propre équilibre.

Lorsque la maladie est psychique, le diagnostic peut se faire attendre longtemps, puis tout changer une fois posé. J’y consacre une réflexion : Quand les symptômes cherchent un nom.

Ce que cet espace peut vous apporter

Pouvoir dire sans craindre de faire peur ou de peser est souvent le premier changement. Être écouté sans être jugé peut relâcher la tension : on respire parfois autrement, le sommeil peut être moins agité, l’angoisse peut prendre moins de place.

Des travaux menés auprès de personnes atteintes de cancer ou vivant avec le VIH suggèrent qu’un soutien psychologique, sous ses différentes formes, peut aider à réduire l’anxiété et à améliorer la qualité de vie. Il ne guérit pas la maladie et ne remplace aucun traitement : il donne davantage de ressources pour l’affronter.

Un complément au soutien de l’hôpital

À l’hôpital, des psychologues accompagnent les patients, et leur travail est précieux. Mais leur temps se partage entre de nombreux malades et services, et le lien se distend souvent quand les traitements s’arrêtent, au moment où l’on rentre chez soi avec tout ce qui reste à traverser. Les proches, eux, restent souvent sans soutien.

Près de 2 sur 3

personnes vivent encore avec des séquelles cinq ans après un diagnostic de cancer.

24 %

des personnes gardant des séquelles d’un cancer n’ont été orientées vers aucun soin de support.

14 %

seulement des proches aidants de personnes atteintes de cancer ont bénéficié d’un soutien psychologique.

C’est là que je peux être utile, à côté de l’hôpital :

  • du temps, avec des séances sans précipitation, à un rythme que vous choisissez ;
  • de la continuité, avant, pendant et longtemps après les traitements, avec la même personne ;
  • un lieu à part, hors des murs de l’hôpital : le cabinet, ou chez vous.

Ce travail ne remplace pas celui des équipes soignantes ni des psychologues hospitaliers : il le prolonge. Si votre hôpital ou une association vous propose un soutien psychologique, saisissez-le : les deux se complètent.

Sources : INCa et Inserm, enquête VICAN5, 2018 · Ligue contre le cancer, 2022 · INCa, baromètre des proches aidants

Un cadre clair

Cet accompagnement est complémentaire du suivi médical, sur lequel je ne me prononce jamais, et je ne pose aucun diagnostic médical. Il concerne ce que la maladie vient toucher dans la vie de la personne, au-delà des soins eux-mêmes. Si vous le souhaitez, nous pouvons réfléchir à la façon dont vous voulez vous adresser à votre équipe soignante.

Les séances ont lieu au cabinet, à domicile ou en visioconférence, ce qui compte les jours où la fatigue empêche de se déplacer. Une séance dure une heure, et la première rencontre est offerte. Les tarifs sont détaillés dans les informations pratiques.

Faire un premier pas

Vous pouvez me contacter pour un premier échange, sans engagement.